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Écrit par : Pierre BORDAS

Notre métier est en pleine mutation. L’avalanche réglementaire, la nécessaire digitalisation de notre activité, la reconnaissance de notre métier de CGP par le grand public sont autant de su-jets sur lesquels la CNCGP est quotidiennement en action. Chaque commission, avec le concours des élus et le soutien des permanents, travaille sans relâche sur tous ces dossiers. Ce travail n’a de sens que si l’ensemble de nos membres en est régulièrement informé.

TRANSMETTRE L’INFORMATION

La transmission de l’information est l’une des missions pre-mières des administrateurs région. Nous sommes au nombre de cinq, élus par les présidents de région pour trois ans et répartis sur les cinq grandes régions de France. Présents au conseil d’administration et engagés dans certaines commis-sions, nous sommes acteurs de ces chantiers et témoins de l’engagement de tous les élus.

ACCOMPAGNER LES PRÉSIDENTS DE RÉGION

Un autre élément clé de notre mission est d’accompagner et de soutenir les dix-sept présidents de région. Ayant tous occupé préalablement cette fonction, nous comprenons parfaitement leur engagement.

Je les remercie pour leur grande implication dans une mission qui s’est intensifiée en raison notamment de nos obligations de formation. Nous avons rédigé un guide des présidents de région leur permettant de mener à bien leur mandat et les ai-der dans l’organisation de leurs réunions. Par ailleurs, un sé-minaire annuel leur offre l’occasion d’échanger sur les bonnes pratiques, leurs réussites et leurs difficultés.

ÊTRE PRÉSENT AUX RÉUNIONS RÉGIONALES

Saviez-vous également que chaque administrateur région est tenu de participer à chacune des réunions de sa région ? Notre rôle d’administrateur prend d’ailleurs ici tout son sens. En assistant à ces réunions régionales, notre présence crée un véritable trait d’union entre l’ensemble des membres et la CNCGP. A cette occasion, nous pouvons non seulement vous rendre compte des actions menées par les différentes com-missions, mais surtout faire remonter vos attentes et questions vers le conseil d’administration et le Comex qui pilotent la vie de la CNCGP. En charge de la région Sud-Ouest depuis plus de deux ans, je peux attester que cette présence est appréciée par de nombreux CGP.

UNE ORGANISATION PÉRENNE

La force d’une association repose sur la pérennité de son fonc-tionnement, par-delà les mandats des différents acteurs enga-gés. C’est l’un des objectifs de la structuration de la fonction de président de région. Celui-ci tient un rôle majeur pour assurer une bonne circulation de l’information entre la Chambre et l’en-semble des CGP présents sur le territoire national. La relève se fera assurément sereinement aux prochaines élections ré-gionales en 2019. Pour ceux qui seraient tentés par l’aventure, vous pourrez ainsi vous appuyer sur un processus rodé. Alors, n’hésitez plus, vous ne serez pas déçus !

 
Yves MAZIN
Administrateur Région

A compter du 1er janvier 2019, le prélèvement à la source va entrer en application. Le taux va dépendre de vos revenus de 2017 que vous avez déclaré en mai 2018. Vous avez jusqu’au 15 septembre pour choisir entre 3 taux différents. Nous pourrons vous accompagner dans ce choix.

  • Le taux du foyer,
  • Le taux individualisé,
  • Le taux neutre.

Le taux du foyer

Si vous êtes marié ou pacsé, vous réalisez une seule déclaration pour le ménage. Le taux commun est calculé en fonction des revenus des deux déclarants. Il sera appliqué de manière identique pour les deux contribuables. Par défaut, il s’agit du taux appliqué par l’administration fiscale.

Le taux individualisé

Si vous êtes marié ou pacsé, le taux individualisé est calculé en fonction des revenus de chacun. Chaque contribuable se verra appliquer son propre taux. Il peut être intéressant pour les ménages avec un écart de revenus important.

Si vous êtes célibataire, divorcé, veuf ou veuve, le taux individualisé sera calculé en fonction de vos propres revenus.

Le taux neutre

Le taux neutre ne dépend pas de votre propre situation. Il est calculé selon un barème défini par l’administration fiscale que vous trouverez sur ce site : https://www.economie.gouv.fr/prelevement-a-la-source/taux-prelevement. Dans la majorité des cas, ce taux est plus élevé que le taux individualisé. Il vous permet de ne pas donner de renseignement à votre employeur sur les revenus de votre conjoint ou sur les autres revenus que vous pourriez percevoir.

Changement de situation en 2018

En cas de changement de situation familiale en 2018 (naissance d’un enfant, mariage, pacs, divorce, ...), vous pourrez en informer l’administration fiscale à partir du 2 janvier. L’administration procèdera alors au calcul de votre nouveau taux et vous pourrez le transmettre à votre employeur ou à votre organisme de prélèvement.

Yves MAZIN répond au magazine Dossier Familial sur le thème de l'investissement locatif.

Pour consulter l'article en entier cliquez sur le lien ci-dessous:

Yves MAZIN répond à une interview de la Chambre Nationale des Conseils en Gestion de Patrimoine dans laquelle il explique le rôle des administrateurs région au sein de cette association.

Dans le projet de la loi PACTE, l’une des réformes à observer est celle concernant l’épargne retraite. Elle pourrait fortement inciter les épargnants à se diriger vers ces placements qu’ils boudent actuellement.

Dans sa version actuelle, « l’épargne retraite », qu’elle soit constituée via le PERP, le Madelin ou le PERCO, propose une sortie en rente viagère. Une exception avait été accordée au PERP qui permet de sortir 20 % en capital lors de la liquidation de la retraite.

Cette sortie en rente est certainement la cause du désamour des français pour ces produits. Ils préfèrent percevoir un capital lors de leur départ en retraite, et ainsi avoir une plus grande liberté dans l’utilisation de leurs fonds.

C’est ce point clé qui devrait évoluer dans les prochains mois. Le Ministre de l’Économie a annoncé dans une interview au Parisien : « Chacun sera libre de sortir le fruit de son épargne volontaire, mais aussi de l’intéressement et de la participation, soit en capital soit en rente ».

Il faut noter que cette mesure ne remettrait pas en cause les avantages fiscaux liés aux placements retraites. Les primes versées sur les PERP et Retraite Madelin continueront à être déductibles du revenu imposable dans la limite de certains plafonds.

L’autre grande nouveauté est que les épargnants pourront désormais transférer librement leur « épargne retraite » d’un produit à l’autre. Actuellement il est uniquement possible de transférer un contrat sur un autre contrat de même nature ou sur un PERP.

La grande interrogation qui subsiste concerne la fiscalité lors de la sortie de ces placements. Actuellement, les rentes issues du PERP et du Madelin subissent la même fiscalité que les pensions de retraite. En revanche, celles issues du PERCO sont fiscalisées dans le cadre des « rentes viagères à titre onéreux ». Elles bénéficient d’un abattement qui dépend de l’âge de mise en rente. Qu’en sera-t-il pour les sorties en capital ? C’est de cette réponse que va dépendre le nouveau lien fort qui pourrait renaître entre les français et « l’épargne retraite ».

2018 étant annoncée comme une année blanche « fiscalement » par le gouvernement, nous pouvons naturellement nous interroger sur l’intérêt d’un investissement dans un placement qui viendrait réduire vos revenus imposables. A priori il n’y en a aucun, mais ce n’est pas si évident…

La loi Madelin pour les TNS

Pour ce type de placement, le souscripteur s’est engagé, lors de la mise en place de son contrat, à verser un minimum tous les ans. Il doit donc continuer à verser en 2018 sous peine de remise en cause des avantages fiscaux précédemment obtenus.

Cette « obligation » de versement n’est pas pénalisante « fiscalement » pour les épargnants car si la prime est versée par leur société, elle viendra en déduction du bénéfice imposable à l’IS. L’épargnant qui verse avec son compte personnel déduit la prime de ses revenus imposables. En arrêtant de verser, la base taxable va augmenter. Cette augmentation sera considérée comme un revenu exceptionnel fiscalisé en 2018.

Le PERP

Contrairement au Madelin, il n’y a pas d’obligation de versement annuel sur un PERP. En présence de revenus exceptionnels en 2018, les versements sur le PERP viendront en déduction du revenu imposable à proportion des revenus exceptionnels dans le revenu global.

Pour ceux qui ont effectué des versements en 2017 et qui souhaitent réaliser des versements en 2019, il n'est pas opportun de réduire ou supprimer les versements en 2018. En effet, le gouvernement a décidé que si les versements réalisés en 2018 sont inférieurs aux versements réalisés en 2017 et 2019, alors, les versements réalisés en 2019 ne seront déductibles qu’à hauteur de la moyenne des versements réalisés en 2018 et 2019.

En conclusion, les personnes qui n’ont pas de contrat n’ont que peu d’intérêt fiscal à en ouvrir un en 2018. Pour ceux qui ont une stratégie d’épargne régulière sur un placement retraite depuis plusieurs années, il est recommandé de maintenir les versements en 2018.

Cette réforme étant complexe et chaque situation étant différente n’hésitez pas à nous contacter afin de mettre en place la « stratégie » adaptée.

Enfin, ne perdons pas de vue que l’objectif premier de ces placements n’est pas l’avantage fiscal mais la préparation de votre retraite. Tous les versements effectués en 2018 seront efficaces dans cette optique.